HISTORIQUE/ HISTORY

MARTINE GÉLIOT

JEUNE TALENT

Martine à 16 ans

Belle, noble, le sourire d'Athéna, l'intelligence brillait dans ses yeux, et l'amour du beau, dans son coeur.
JEAN CAU

CV DE MARTINE GELIOT

    Martine Géliot est née dans une famille de musiciens (sa mère Huguette Géliot, élève de Marcel Tournier- elle-même fille d'une harpiste - est Premier Prix de harpe du Conservatoire de Paris, son arrière-grand-mère est la compositrice Mel Bonis, et son grand-père, Robert Géliot était compositeur de chansons...

    Martine Géliot a 14 ans lorsqu'elle reçoit à son tour à l'unanimité un Premier Prix au Conservatoire National Supérieur de Paris où elle est élève de Pierre Jamet. A 16 ans elle remporte le Premier Prix au concours International d'lsraël devant l'élite mondiale de la harpe. Tels furent les débuts, fulgurants, de la carrière de Martine Géliot. Partenaire des plus grands interprètes (Maxence Larrieu, Jean Pierre Rampal, Yehudi Menuhin, Ravi Shankar, J. Jacques Kantorow, Patrick Gallois, Jacques Vandeville, James Galway, Huguette Géliot.), des plus grands chefs d'orchestre - tant en France qu'à l'étranger- soient Trajan Popesco, Paul Kuentz, Pierre Merle-Portalès, Claudio Scimone, Edouard Linderberg, Tony Aubin, Gérard Devos, Karl Munchinger etc.  Elle joue dans les salles les plus renommées, notamment àla Salle Pleyel à Paris et au Carnegie Hall de New-York. Depuis 1977 Martine Géliot était harpe solo de l'Orchestre National de France. De 1976 à 1981, elle se produit avec Jean Dupouy (alto) et Thomas Prévost (flûte) solistes de la formation L'Ensemble de Chambre Français, puis avec le  « Trio flûte, violoncelle et harpe de Paris », avec André Guibert, flûte et Jean Barthe, violoncelle.

    Elle a fondé la classe de harpe du Conservatoire du sixième arrondissement à Paris

    Elle est demandée comme jury des concours du CNSM de Paris et  du Concours International d'Israël.

    À l'apogée de sa carrière, elle devait malheureusement succomber à un cancer en 1988, à l'âge de 39 ans. Elle nous a quittés le 7 février 1988. Un dernier hommage lui fut rendu, quelques jours plus tard par ses collègues de l'Orchestre National,  André Jouve dirigeant le Requiem de Gabriel Fauré en l'Eglise Saint-Roch à Paris

    Un concours International de harpe porte son nom, organisé à l'origine par Huguette Géliot

    Epouse de Benoît Charvet, musicien de jazz et compositeur, Martine était la mère de Florent et Baptiste Charvet; ce dernier est compositeur et chef opérateur son.

Martine photographiée par le violoniste Geoffry Wharton

DISCOGRAPHIE/ DICOGRAPHY

  • Martine Géliot, 45 t. Collection classique jeunesse, Sonate de Dusseck et Impromptu de Pierné, Bel Air, 1964.

  • Martine Géliot : Collection premiers sillons, Harmonia Mundi, 1966 ? Haendel, Karl Philippe Emmanuel Bach …

  • Récital Martine Géliot, Maxence Larrieu : Mozart, Haendel, Loeillet. Classic, 1970.
    Remasterisé et publié dans la collection l’art de Maxence Larrieu, CD n° 12, Universal Music France ,2016

  • Musique française pour harpe : Fauré, Roussel, Pierné, Caplet, Tailleferre, EMI- Pathé Marconi, 1973

  • Pièces pour la harpe, Haendel, Bach, Rameau, Mozart, Chopin, Liszt, Debussy, Fauré, Satie , Falla, EMI Pathé Marconi, 1976

  • Improvisations, Yéhudi Menuin, Ravi Shankar, Jean-Pierre Rampal, Martine Géliot, EMI, 1976 (Erato), CD n°16.
    Remasterisé et publié dans la collection Jean-Pierre Rampal, the complete HMV recordings, 1951-1976, Parlophone Record Limited, 2015

  • The books of hours, musique de Ned Rorem pour flûte et harpe, Ingrid Dingfelder et Martine Géliot « CRI », 1977, USA.

  • Concertos de Haëndel et Dittersdorf : Martine Géliot et l’Orchestre de Chambre de Stuttgart dirigé par Karl Munchinger, Intercord, Allemagne

  • Les chansons de Bilitis – chant pastoral Chansons de Bilitis et six épigraphes antiques de Debussy. Pour deux harpes, Martine Géliot et Joëlle Bernard, 2 flûtes, Michel debost et Katy Chastain, célesta, Noël Lee et récitante, Annick Devries. Arion, 1976.

  • Sinfonie de Scarlatti pour hautbois, quatuor à cordes et harpe, Metropole

  • Récital deux harpes, Huguette et Martine Géliot. Boieldieu, Dussek, JS. Bach, Chabrier, Debussy, Houdy, Lemeland, Boutry. Edipar, 1980.
    Remasterisé par Baptiste Charvet, CD publication privée à l’occasion du 6ème concours Martine Géliot, 2016
    Marcel Tournier, Martine Géliot, harpe, coll Musique française du XIXème, Cybelia, 1983.
    Remasterisé et publié par quantum, CD 1998

 

  • Cent ans de mélodies françaises pour le chant et la harpe : Franck, Fauré, Messager, Géliot, Debussy, Caplet. Bernard Géliot, chant, Martine Géliot, harpe. Musidisc,

Disques posthumes :

  • Récital de harpe, Martine Géliot, J. Thomas, CPE Bach, B. Britten, G. Fauré, Albert Roussel, G. Taileferre, A. Hasselmans, S. Prokofieff, M. Flothuis. Enregistrement du concert du 01/02/1981 à l’église évangélique de la rue Blanche à Paris. CD Quantum, 1990 ; repris par Egan Records

  • Hommage Martine Géliot, avec Thomas Prévost, flûte et Jean Dupouy, alto : Quincy Porter, A. Lemeland, Jean-Marie Leclair, Debussy, concert du 22 octobre 1977 en l’église de Neuilly Plaisance. CD Quantum, 1989

  • Maxence Larrieu, musiciens poètes – Un récital français, E. Nérini, A. Roussel, C. Arrieu, J. Rivier, H. Martelli, J. Thierac… Martine joue « Ode à un aube d’Automne » de Jacques Thierac pour flûte, violoncelle et harpe, enregistré en 68 pour France Culture avec Maxence Larrieu, flûte et Monique Viaudey épouse Bazelaire, violoncelle

  • Harpe Passion Sélection d’œuvres pour la harpe de G. F. Haendel à A. Roussel, par les plus grands harpistes, Lily Laskine, Annie Challan, Marielle Nordmann, Markus Klinko, Nancy Allen, et Martine Géliot, qui joue Pierné, Fauré, Caplet et Roussel, double CD EMI classics, 2001


 

Hommage du compositeur Aubert Lemeland à Martine Géliot :


"Avec une incomparable qualité de son, un toucher à la fois délicat et puissant, Martine Géliot maîtrisait un instrument qui, mieux que tout autre, symbolise l'esprit de la musique française du XXème siècle. En chacune de ses interprétations la fascination était telle que les oeuvres graves, les moments intenses se métamorphosaient en simples "états de grâce". Ses doigts touchaient au mystère de la musique quand, détachés de la corde, les sons vibraient, lancés dans l'espace. La harpe de Martine Géliot, qui fut comme le roman d'une si brève éxistence - et il y a des disparitions dont on ne se console pas - portait avec elle son harmonie. Coeur destiné à ne battre que trop briévement, mais dans cette briéveté ayant cependant atteint les sommets de son art, Martine qui nous aura tant de fois enchantés "chuchotera toujours à l'oreille de notre âme les choses indicibles", selon une belle expression de Vladimir Jankélévitch."

HISTORIQUE DU CONCOURS/HISTORY OH THE COMPETITION

 

Le concours a été créé par la harpiste Huguette Géliot en mémoire de sa fille, la harpiste Martine Géliot, disparue en 1988 à l’âge de 39 ans.

 

Enracinée dans la musique par la compositrice Mel Bonis, la famille Géliot se transmet depuis quatre générations le flambeau de la musique au plus haut niveau. Vingt ans après sa mère, Françoise Duroyaume, Huguette Géliot obtenait à l’âge de 15 ans son Premier Prix de Harpe au Conservatoire de. Paris. Vingt ans plus tard, c’était au tour de sa fille Martine Géliot.

Les deux premières éditions du concours international de harpe Martine Géliot ont lieu en 1999 et en 2002 à Lille. Ils sont alors organisés par l’association « Marge ».

Souhaitant organiser le concours dans la région de Fontainebleau où elle possède une maison de famille et où elle a été Professeur de harpe (au Conservatoire de musique et d’art dramatique de Fontainebleau) Huguette Géliot crée en 2004 l’association « Concours Martine Géliot ». Grâce au soutien de la ville d’Avon (Pays de Fontainebleau), cette dernière accueille désormais le concours au sein de la Maison dans la Vallée tous les trois ans.

 

 

Après 2004, 2007, 2010, 2013 et 2016, la sixième édition du concours aura lieu en automne 2019. 

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